LE THÈME

SAUVAGE

Pour sa quatrième édition, du 28 au 30 mars 2025 à Nice, le festival GéoRegards invite les spectateurs à parcourir le cinéma et la géographie à travers le thème du sauvage.
Bande annonce

Clap d'ouverture

« Cette année, nous avons choisi un thème aussi vaste qu’intrigant : le sauvage.
Le mot résonne différemment selon nos imaginaires, nos expériences, nos références.
Il évoque une nature préservée, libre, parfois idéalisée, mais aussi des espaces marginalisés, des territoires en friche, des sociétés en rupture. Il renvoie à l’animalité, aux frontières entre nature et culture, mais aussi aux rapports de pouvoir, aux exclusions, aux conflits.
À travers ce festival, nous voulons interroger cette notion sous toutes ses facettes : environnementale, territoriale, géopolitique.
À travers les projections, les débats, les rencontres de cette édition, nous vous invitons à parcourir le monde autrement, à interroger ce qui reste de « sauvage » en nous et autour de nous, à déconstruire les frontières entre nature et culture, à penser les marges, les territoires invisibles, les formes d’ensauvagement.
Que cette édition soit un voyage, une découverte, une invitation à penser autrement ! »

Extrait du discours inaugural

Une affiche, un(e) artiste

A partir de sa quatrième édition, GéoRegards a initié l’appel à un(e) artiste pour produire l’affiche du festival.

En 2025, Armelle Trouxe, a été la première à accepter cette proposition, en réalisant l’affiche de Sauvage.

Artiste niçoise Armelle Trouxe formée en arts appliqués et en études cinématographiques, a longtemps travaillé dans le domaine du cinéma , par exemple comme directrice du développement pour la cinémathèque de Tanger, chargée de production pour le festival de Cannes et au Forum des images à Paris.

Dessinatrice, elle décline le dessin sous différentes formes, à la fois à travers l’illustration, la bande dessinée, le textile mais aussi la céramique. Elle propose depuis plusieurs années des ateliers artistiques en milieu associatif, institutionnel et scolaire. 

@atelierlazarine

Sauvage ? Vous avez dit sauvage ?

Sauvage n’est pas une notion de géographie en soi, mais si on se réfère aux différentes acceptions du sens commun, sauvage renvoie à plusieurs dimensions géographiques.

  • Une dimension environnementale associée à une dimension culturelle et anthropologique (nature « sauvage », place de la nature et des animaux dans nos sociétés, représentations de la nature et des animaux dans les sociétés, territoires « naturels » et « animaliers », habiter avec les animaux, rapport à la nature, animaux et géographie, relations hommes/animaux) ;
  • Une dimension territoriale (occupation illégale, illégalité, ensauvagement, création de marges, mises à l’écart, mise en périphérie, enclavement, ségrégation socio-spatiale, accaparement, éviction, déguerpissement, enfrichement, effacement, visibilité/invisibilisation, inclusion/exclusion, qualification/disqualification) ;
  • Une dimension géopolitique (sauvagerie des rapports sociaux et politiques. Jeu d’acteurs, conflits, brutalisation).

Comment la géographie et le cinéma peuvent-ils nous permettre de repenser le « sauvage » ?

Occasion d’interroger la figure du sauvage, réévaluer la distance avec le « sauvage » dans les sociétés, dans les territoires d’aujourd’hui.

Occasion d’interroger des pratiques sociales et spatiales qui peuvent qualifier un individu, un groupe social, un territoire de sauvage, occasionner, être à l’origine d’une forme de sauvage, de l’ensauvagement ; prendre en compte ce qui resterait de sauvage sur la terre…

Occasion de revisiter les approches géographiques, de « décoloniser » la géographie et s’ouvrir à d’autres cultures épistémologiques, etc.

Occasion enfin d’interroger les limites de la nature/animalité sauvage et sa porosité avec l’humanité, coupure du naturel et du culturel, nature/culture ?

LES FILMS

BACURAU
LES BÊTES DU SUD SAUVAGE
LEVIATHAN
LE MAL N’EXISTE PAS
WHITE GOD
rencontre d’acteurs

« Le sanglier est parmi nous »

Projection de deux courts métrages suivie d’une table ronde et d’échanges avec le public en présence de géographes et d’acteurs locaux.

GALERIE